Recherche dans la catégorie

VIE PROFESSIONNELLE

VIE PROFESSIONNELLE

Quand on croit que le boulot est toute notre vie…

Une amie me faisait part l’autre jour d’une situation assez délicate qu’elle a rencontré au travail: sa hiérarchie lui proposait une fonction avec beaucoup plus de responsabilités sans pour autant augmenter son salaire en conséquence.

Au-delà de savoir si l’offre en question était acceptable ou pas, ça a soulevé en moi des tas d’autres questions, notamment celle du niveau d’importance – souvent (trop?) élevé – qu’on accorde à notre travail.

En moyenne, un adulte occupant un poste à plein temps travaille 2’000 heures par an. Cela représente 8 heures par jour, 40 heures par semaine et donc 166 heures par mois. A ça, se rajoute le temps passé à écrire/checker ses e-mails pendant les jours de congé, les coups de fils auxquels on répond en pleine pause déj’ et ces meetings à rallonge qui durent toujours plus que prévu… D’une façon où d’une autre, tous les employés laissent-  ne serait-ce qu’un peu – leur peau au travail.

Quand on dédie autant d’heures/jours/mois à une tâche, intégrer sa carrière ou l’intitulé d’un poste à son identité est plus que normal. Vous voyez ce que je veux dire? Quand on ne se définit plus comme Marie-Dupont mais comme Marie-Dupont-Gestionnaire-de-projets, voilà le topo. Qu’on soit fier ou pas de son titre pro, de l’entreprise pour laquelle on œuvre ou de sa trajectoire professionnelle, plus on passe de temps à occuper un rôle, plus celui-ci aura tendance à nous définir.

Alors que chacun a des intérêts et des passions à pratiquer et à affleurer, il est important de discerner ceux que nous sommes réellement de cet individu qui porte un badge de 08:00 à 17:00. Peu importe le salaire, le niveau dans la hiérarchie ou encore l’impact de vos décisions sur l’entreprise, je crois qu’il faut garder une chose à l’esprit: vous n’ « êtes » pas ce job et vous ne vous limitez pas à ça. Vous êtes forcément plus qu’un titre professionnel.

On a tous dans notre entourage quelqu’un qui excelle dans son boulot. On dira de cette personne qu’elle est smart, très compétente et on vantera ses réussites. Vous avez déjà remarqué que ce n’est que rarement qu’on soulignera à quel point elle dessine bien ou combien ses enfants sont mignons? Comme si, aux yeux des tiers, le succès ne dépendait pas du personnel mais majoritairement du professionnel… Alors que pour moi, se définir sur la base d’un boulot c’est un peu comme corréler son bonheur aux marchés boursiers: ce n’est pas constant, ça fluctue à mort et c’est n’est de loin pas durable.

Lorsque le professionnel commence à prendre trop de place, à nous de nous souvenir que nous sommes avant tout une fille, une mère, une épouse, une amie et avant tout une femme pleine de talents. Et quand il s’agit de se remettre les idées en place, je finis toujours par me poser la question suivante: si je n’occupais pas ce poste aujourd’hui, est-ce que je serais tout de même satisfaite et heureuse d’être celle que je suis maintenant?

Avec ce début d’année qui approche et ses éternelles résolutions, c’est peut-être un bon moment pour revoir certaines priorités, n’est-ce pas?